Reconversion professionnelle: lenteur et découragement

Deux ans que j’écris ce blog. J’ai une soudaine sensation de découragement. Il y a deux ans, je pensais que j’allais tout envoyer valser, mon boulot, mon masque de Docteur D., ma vie bien rangée, la Belgique… Où en est ma reconversion professionnelle?

Que s’est-il passé en deux ans. Ma vie n’a pas drastiquement changé. Pourquoi? Inertie? Peur? Poudre aux yeux? Qu’est-ce qui me retient?

Petit bilan.

Reconnaître le travail accompli

J’ai participé à un atelier « Réorienter ma carrière » qui a mis le doigt sur plusieurs aspects importants (ma difficulté à dire non, mon envie de créer des choses belles et utiles…).

J’ai quand-même donné ma démission sans avoir de plan B. Ensuite, j’ai signé pour un travail de nuit (dans le même domaine, certes). Puis j’ai encore changé pour un travail plus flexible, qui me permet de voir ma fille et de consacrer une journée par semaine à ma reconversion, tout en payant les factures.reconversion-professionnelle-2

J’ai loué un bureau un jour par semaine sans savoir très bien ce que j’allais y faire.

Je me suis inscrite sur deux plateformes de freelancing.

J’ai plus de temps avec ma fille et mon conjoint, et de meilleure qualité.

J’ai dit « non » à des situations qui ne me convenaient plus. Pas de manière radicale, certes. Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

J’ai accordé plus de temps à ce qui me nourrit: la photo, la rédaction, le design et l’art, passer du temps avec de belles personnes, et avec Mia…

Être consciente des choses à améliorer

Tout d’abord, l’authenticité. Redéfinir mes envies, mes priorités. Savoir dire non. Tout un programme.

Les outils qui m’ont aidé, entre autres:

Ensuite, l’action. Je suis très forte pour faire fonctionner mes neurones (et pour lire des bouquins, comme on peut le constater!), mais moins pour passer à l’action concrète. Mon coach m’aide à améliorer cette dimension. Merci, coach! (c’est Philippe Defaux à Braine-l’Alleud).

Et puis aussi, les croyances limitantes. C’est difficile pour moi de l’avouer, mais j’ai la croyance qu’en ayant étudié médecine, je n’ai pas de légitimité à exercer une autre profession. Pourtant, les exemples abondent. Tiens, par exemple Thierry Janssen. Il était chirurgien, il a tout plaqué pour être psychothérapeute. On en connaît tous, des gens qui ont changé de carrière. De psy à danseuse. De géologue à couturière. Prendre contact avec eux. Me rappeler toutes mes compétences, me souvenir que tout le monde débute un jour, mettre mon perfectionnisme en sourdine (« Publie ce blog, même s’il n’est pas parfait selon toi! »).

Ne pas se reposer sur ses lauriers

Avoir une vision: un boulot flexible, transportable et créatif, qui me permette de voyager, de passer du temps avec ma famille, dans lequel j’utilise mes qualités au maximum, qui me procure une expérience de flow. Au boulot!

reconversion professionnelle

Ce serait sympa comme vue depuis mon bureau!

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Reconversion professionnelle: rêve, réalité, lent, rapide, facile, difficile… Comment l’avez-vous vécu?

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