Reconversion: la phase de bidouillage

Dans ma reconversion, j'ai traversé une phase de bidouille, je vous explique tout.

Après avoir pris conscience que je devais changer de boulot (la naissance de Mia a été mon élément déclencheur), j’ai entamé la phase de bidouillage, aka je vais le faire toute seule.

Bidouillages

À la fin de mon congé de maternité, j’en arrive au constat que mon boulot ne me plaît plus, et que je dois changer. En même temps, je ne prends pas de décision radicale dans ce sens, je ne sais pas très bien par où commencer ma reconversion. Alors je bidouille, je bricole des trucs qui me rendent le boulot moins pénible. Je prends des responsabilités hors soins curatifs. C’est-à-dire que je diminue mon temps de consultation, et j’augmente mon temps de gestion, ce qui me permet de faire des PowerPoint, remplir des Excel, aller à des réunions. J’esquive, quoi. Je botte en touche. Je reste Docteur D.

En même temps, cette période m’apprend plusieurs choses. Premièrement, que j’aime travailler seule, ou en petit groupe. Deuxièmement, que j’aime synthétiser des idées pour les rendre simples et claires. Et enfin, que je préfère me concentrer sur une longue tâche. Voir vingt patients par jour ça me bouffe une énergie dingue. Rentrer dans leur histoire, écouter, chercher, et recommencer; je suis vidée à la fin de la journée. Je suis introvertie (pas timide!), je dis stop. Respect à tous mes confrères qui voient 60 patients par jour.

Jusqu’à quand

Jusqu’à ce jour de janvier 2016 où je donne ma démission. J’avais commencé ma formation d’introduction au coaching (au BAO Elan Vital). En sortant du premier module, ça m’est apparu comme une évidence. « Quitte ce job! ». Alors j’ai démissionné. Sans avoir d’autre plan précis. Alors vous me direz « Oui mais bon, tu es médecin, c’est facile pour toi de trouver un travail ». Certes. Mais ça n’empêche que j’avais la trouille. Une peu la trouille, mais surtout un max de liberté, et ce sentiment-là, c’était bon!

Dans ma reconversion, j'ai traversé une phase de bidouille, je vous explique tout.

Petit changement, mais changement quand-même

En six mois de préavis, j’avais le temps de retrouver quelque chose. Bon, à ce moment de l’histoire, il est nécessaire de faire un précision d’un point de vue financier. À ce moment-là, nous vivions avec mon unique salaire, et nous n’avions pas d’économies. Même plutôt des dettes. Ma réflexion s’est donc centrée sur: « Qu’est-ce qui me permet d’avoir le même salaire en travaillant moins? ». Sécurité. Passer plus de temps à la maison qu’au travail. J’ai donc commencé à travailler de nuit, et les week-ends.

C’était sympa, mais non merci

En théorie, ça marche. En pratique, je suis un zombie la moitié de la semaine. Je tiens 6 mois. Je trouve alors une autre opportunité dans une association qui fait uniquement des visites à domicile. Je vois un nombre raisonnable de patients. Je peux prendre mon temps pour chacun. Et surtout, j’ai le trajet en voiture entre deux visites, comme une soupape.

Mouais

Aujourd’hui, je suis toujours dans ce job. Plusieurs choses ne me conviennent pas. De un, la gestion de l’association est foireuse, ce qui ne m’assure pas d’être payée de l’entièreté de mes honoraires à la fin du mois. De deux… c’est de la médecine.

Au boulot, coach

Je travaille avec un coach depuis quelques mois sur mes objectifs personnels et professionnels. On a mis le doigt sur plusieurs noeuds. J’ai amélioré ma capacité à dire « non ». Mais j’ai encore l’impression d’être fort restée à la surface. De ne pas avoir UN PLAN. J’ai besoin d’une vision plus précise qui m’aide à me lever le matin.

Vamos!

 

Dans ma reconversion, j'ai traversé une phase de bidouille, je vous explique tout.

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