La progestérone et la grossesse

Progestérone-2

5h53. Les yeux bien écarquillés, je me décide enfin à me lever. Je ne vais quand-même pas me retourner encore et encore dans mon lit, à chercher un sommeil qui ne viendra plus. Je pousse les 3000 coussins qui sont censés me donner une position idéale pour dormir.

la progestérone et la grossesse

Devine de quel côté je dors…

Allez, je vais écrire un article sur la progestérone et la grossesse plutôt que de me lamenter ! Quel rapport, me diras-tu ? Hé bien la progestérone, c’est ta copine d’hormone qui te fait bien dormir justement ! Mais elle ne fait jamais les choses à moitié. Au début de la grossesse, son augmentation te transforme en une (jolie) zombie. En fin de grossesse, la progestérone diminue, et là, bye bye le sommeil du juste. Le pompon quoi, comme si ce n’était pas suffisant avec (cocher la réponse adéquate) les réveils pipi, la position aussi confortable que de dormir dans un avion, les jambes qui aïe -aïe-une-crampe, les mains qui fourmillent (as-tu lu mon magnifique article sur le canal carpien?), le reflux qui te brûle la poitrine… Hé bien non, la progestérone s’en fout, et te laisse avec tous tes petits inconforts, la sale égoïste. Progestérone, reviens!

Mais la progestérone, c’est aussi elle qui relâche les muscles lisses. C’est d’ailleurs grâce à elle que ton baïbi s’accroche bien au début, car elle empêche l’utérus de se contracter. En cas de menace d’accouchement prématuré/fausse couche/décollement/autre joyeusetés, on peut aussi te donner un médicament à base de progestérone (qui te donnera donc autant d’énergie qu’un paresseux). D’ailleurs, son taux baissera tellement qu’à un moment (vers 40SA), les contractions se déclenchent! Cette copine relâche aussi d’autres muscles lisses, comme par exemple dans l’intestin (hello, constipation!) et les parois artérielles/veineuses (coucou, hypotension, varices et hémorroïdes!).

On lui doit quand-même un effet je-plane-au-monde-des-Bisounours (plus développé chez certaines bidonnantes, certes!) au deuxième trimestre. Son effondrement à la naissance est responsable de la descente en voie directe du petit nuage pour aller s’écraser sur le sol de la vile réalité, aussi appelé baby blues

Alors, qu’est-ce qu’on dit? Merci mon corps d’être si fantastiquement bien pensé!

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