Reconversion: mon élément déclencheur

Elément déclencheur de la reconversion de MamanMia: l'arrivée de Mia!

En écrivant le premier article sur ma reconversion professionnelle, je me suis rendue compte que j’avais beaucoup à dire sur le sujet! Comme je suis en plein processus, je vais en traiter chaque aspect, et donner le plus de ressources possible. On commence donc avec: l’élément déclencheur.

Mon élément déclencheur

La naissance de ma fille. Ou plus exactement, l’approche de la naissance de ma fille, Mia. J’ai commencé à écrire ce blog alors que j’étais enceinte de 8 mois. Dans mon premier article, je dis que je souhaite « reprendre les rênes de ma vie ». C’est vrai que cette période a été le début d’une grande remise en question. Ou plutôt le moment d’enclencher la vitesse supérieure. En même temps, ce n’est pas venu du jour au lendemain. Depuis des années, je ressentais un certain malaise, mais sans prendre pour autant les mesures nécessaires pour l’explorer. Et voilà que la perspective d’être mère me submerge avec un tas de question. « Est-ce que ma fille sera fière de moi? Est-ce l’exemple que je veux lui donner? Je dis que je veux l’aider à devenir elle-même, mais suis-je moi-même, moi? ». La machine était lancée.

Et tout le tintouin

Ce grand chambardement a tout soulevé, tout retourné. Ma relation amoureuse. Mes amitiés. La relation à mes parents. Et bien sûr, mon boulot. Une reconversion professionnelle, ça touche toujours à tous les aspects de la vie. Et depuis, ça n’a pas arrêté! Dans on cas, c’est une révolution intérieure lente, qui couve. J’ai de nombreux blocages qui m’empêchent d’avancer, de changer, et je n’ai pas encore mis le doigt dessus. Ou je ne veux pas les voir. Action!

L'élément déclencheur de ma reconversion professionnelle: la naissance de Mia!

Et plus rien n’a de sens

Je reprends le travail alors que Mia a 2 mois. Déprime totale. Cela fait deux ans, et j’y repense encore avec douleur. Je tiens deux semaines, puis je me rends à l’évidence: ce n’est pas possible pour moi. Je pleure tout le temps. Deux semaines d’arrêt maladie. Pendant ces quelques jours, une idée m’obsède. « Mais tout ça n’a AUCUN SENS! ». Aucun sens de me réveiller le matin pour aller prescrire du sérum physiologique à tous les nez enrhumés de Bruxelles. Aucun sens d’aller écouter la souffrance des patients, car la mienne criait plus fort. Aucun sens.

Sur le chemin

Dans les premiers mois après mon accouchement, je mets en place deux choses importantes.

D’abord, un cycle de 8 semaines de méditation de pleine conscience. Se connecter à ce qui est. Et mon métier, et bien il me vide, il ne me nourrit pas. Je passe ma vie à me vider de mon énergie. Je ne donne pas de place à ce qui me passionne.

Ensuite, un week-end « Réorienter ma carrière », où le coach me renvoyait la question suivante: « Qu’est-ce qu’il se passerait si je disais non?« . Je n’en mesure que tout la justesse aujourd’hui, presque 2 ans plus tard. Je me dis que c’eût été une riche idée que de continuer à bosser avec ce coach, plutôt que de bidouiller une pseudo-reconversion toute seule dans mon coin.

Parfois, le burn-out

J’ai accompagné plusieurs patients en burn-out, et chaque fois j’étais très (trop?) impliquée dans leur suivi. Je pense qu’il y a une raison évidente: je n’étais moi-même pas très loin du burn-out (et de la dépression). Stress chronique, grande implication, idéalisation… Mais surtout un manque de sens. Le burn-out, c’est aussi le moment de se poser la question d’une reconversion professionnelle. Avec un pro (comprenez, un psy, un coach etc).

Et aussi

Licenciement, restructuration, divorce, maladie, déménagement… J’ai un projet, je vous mets dans la confidence. J’aimerais interviewer des femmes et des hommes qui se sont reconvertis, dans différentes circonstances et différents métiers. Récolter des histoires singulières pour tirer des enseignements universels. Pour me rappeler que oui, c’est possible.

∞∞∞∞∞

Et vous, quel a été votre élément déclencheur?

L'élément déclencheur de ma reconversion: la naissance de Mia!

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  • Stéphanie Vanosbeeck Privé

    A vrai dire, j’ai laissé tombé l’idée de l’IEF chez nous pour le moment.
    J’avais découvert le concept quand Maël avait 2 ans (surtout Montessori), il y a un groupe d’IEF sur Ottignies ou dans le coin. Ce qui m’a séduit c’est l’adaptation au rythme de l’enfant et l’autonomie dans le choix des sujets d’apprentissage. Je ne l’ai pas fait parce que 1) je déteste l’école et j’ai vu mon attrait pour l’IEF comme une projection de mes gouts sur mon fils (ouh pas bien !), 2) j’avais besoin de vivre en dehors de la famille, d’aller bosser (qu’on me lâche la grappe 5 min !), 3) ça prend du temps à préparer (les leçons), se former,…il faut donc un job « compatible » et je venais de signer un nouveau contrat pour un job qui me plaisait, 4) enfin, je me suis rendue compte que Maël aimait l’école….
    J’avais pensé aux écoles à pédagogie alternative mais + de km et surtout hors budget.
    Je ne laisse pas tomber l’idée pour autant. Ca s’est plutôt transformé en visites culturelles et tout ce qui peut enrichir sa culture générale et répondre à sa curiosité.
    Je n’aime toujours pas l’école : peur de l’échec, compétition, devoirs… je vois que ça n’a pas changé. Je suis très remontée contre les devoirs mais aussi contre l’allongement du temps scolaire : que reste-t-il pour passer du temps de qualité en famille le soir ?
    Je vais zieutter les slascheurs, merci !

  • Caro

    Salut Steph,

    Merci de partager ton expérience!

    Où en est-tu dans tes recherches sur l’IEF? Tu es tentée par l’unschooling?

    C’est sans fin, je suis bien d’accord! « Être heureux ce n’est pas nécessairement confortable » dirait d’Ansembourg…

    Si choisir un boulot te fais peur, va voir du côté des slasheurs 🙂 par exemple http://www.ithaquecoaching.com/articles/reconversion-professionnelle-slashing-hybridation-10645.html ou http://puttylike.com/start-here/

    🙂

  • Stéphanie Vanosbeeck Privé

    C’est drôle comme la venue d’un enfant remet nos certitudes en question. Ou plutôt, c’est un nouvel éclairage, de nouvelles priorités qui apparaissent. J’ai commencé à me poser quelques vagues questions en cours de grossesse (surtout des émotions négatives et de la colère en fait), puis la naissance de Maël, il y a presque 8 ans !, m’a rappelé que je n’avais pas beaucoup de temps pour le vrai moi (celui qui n’est ni mère, ni épouse, ni…). Puis, lors de la pension de mon ancienne chef, mon boulot m’a paru plus fade (oui je suis vite déstabilisée, et mes passions s’évanouisse si l’équilibre est rompu). N’ayant plus autant de joie à travailler, je me suis rendue compte que l’essentiel était relégué en dernière place. J’ai commencé à me poser des questions sur ce qui comptait pour moi, ce dont je voulais être fière. Le premier blog inspirant que j’ai découvert est celui d’Eve Herrmann sur l’instruction en famille. Petit à petit, je progresse dans mes recherches, mais ça risque d’être encore long ! Parfois, je me dis que c’est sans fin, ça n’a pas de sens, je suis épuisée, pourquoi vouloir autre chose alors que j’ai tout pour être heureuse (comme on dit).
    Tu parles de « qu’est ce qui se passerait si je disais non ? ». Pour moi ce serait lâcher mon job, et ce qui me fait peur c’est de manquer de revenus et de devoir choisir une activité (choisir = éliminer). Mais c’est une fausse peur (faudrait que je creuse la question!). Chouette idée : un recueil d’interviews inspirantes pour continuer à y croire !