La méditation de pleine conscience version MamanMia

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Il y a plus d’un an, je commençais un cycle de huit semaines de méditation de pleine conscience. Je ne savais pas encore que cela allait me sauver la vie (j’exagère à peine). Alors voilà ce qu’est pour moi la méditation de pleine conscience, version MamanMia.

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Quand je pars en retraite, je voyage léger.

L’idée: oui, alors, je médite, bien ça, mais comment?

Comme tu as déjà pu le lire auparavant, la reprise du boulot après mon accouchement a été difficile… J’avais déjà croisé plusieurs fois l’idée de la méditation sur mon chemin. Je me suis dit: « C’est maintenant où jamais! ». Il existe différents types de méditation. J’étais un peu perdue… Un patient m’avait parlé du zazen, la pratique de méditation assise du bouddhisme zen. Je suis passionnée par cette philosophie, mais il y avait un « je ne sais quoi »qui me retenait.

Je ne me souviens pas comment j’ai trouvé le site d’Emergences. J’ai trouvé la description de la pleine conscience très simple et très juste. De plus, son côté « validé scientifiquement » m’a rassuré. Une petite recherche Google sur Jon Kabat-Zinn, le médecin qui a fait rentrer la méditation dans à l’université du Massachusetts, et hop, j’étais conquise.

                    

Pratiquement, comment ça se passe?

Huit sessions de 2h30 et une journée de retraite (comprenez: en silence) réparties sur huit semaines.

Les composantes-clés sont :
– Des moments de pratique guidée de méditation de pleine conscience, assise, allongée ou debout
– Des exercices simples de mouvements en pleine conscience
– Des apports théoriques
– Des moments de partage en groupe
– Des exercices individuels quotidiens (le plus difficile pour moi!)

La méditation de pleine conscience version MamanMia

Méditer, ce n’est pas toujours confortable!

Et même, au début, ça gêne, ça étouffe, ça tiraille, ça fait ch***.

Méditer, c’est autant une pratique formelle qu’informelle.

La pratique formelle, c’est s’asseoir sur son coussin, immobile, attentif, juste présent. La pratique informelle, c’est vivre sa vie en pleine conscience, autant par beau temps qu’en tempête. Comme dirait Ozan (Aksoyek), les deux sont utiles: il faut coudre son parachute avant de sauter…

Je suis très forte pour la pratqiue informelle, et très dissipée pour la pratique formelle 🙂 J’aime manger en pleine conscience, savourer chaque bouchée, chaque ingrédient, chaque condiment… D’ailleurs je mange beaucoup moins depuis ce cycle (effet collatéral non négligeable, je devrais mettre un lien vers « Comment retrouver son poids après la grossesse » tiens!). J’aime faire la vaisselle en pleine conscience, me doucher en pleine conscience… Par contre. J’ai besoin de repères pour m’asseoir, me poser. Il est 22 heures, Mia dort, la maison est (plus ou moins) rangée, j’hésite un quart de seconde entre méditer et m’affaler de sommeil… Bref, les soirées de suivi, méditer en groupe, faire une retraite (oui, j’ai fait une retraite de trois jours) sont des moments qui me reconnectent à mon beau zafu (de chez Nature et Découvertes, merci Maman!).

Méditer, c’est respirer.

J’ai collé un petit Post-it « Respire » sur mon imprimante, il me rappelle de me connecter à ce qui est toujours là, à la fois mouvant et immuable, changeant et régulier.

Méditer, c’est changer ou accepter.

J’ai découvert un poème qui me parle beaucoup, on l’appelle la Prière de la Sérénité:

(Mon Dieu)
Donne-moi la sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer.
Donne-moi le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Méditer, c’est être bienveillant.

C’est être bienveillant avec soi-même, observer tout ce qui se passe en soi, et autour de soi. Beau ou laid, bien ou mal, gentil ou méchant… Cela n’a pas d’importance. C’est là. « Ah bon? Comme c’est intéressant ».

 

Alors, conclusions?

La pleine conscience m’a aidé à diminuer mon anxiété. Je le suis toujours (mes ongles rongés en sont la preuve!) mais à un niveau beaucoup plus tolérable. Oui c’est ça, je peux vivre avec, et je sais que je vais pouvoir continuer à le faire baisser, en pratiquant.

La pleine conscience m’aide à m’aimer plus, et à être bienveillante avec moi-même, mon corps, mes pensées, ainsi qu’avec les autres. Ça m’a beaucoup aidé avec les patients au moment où j’avais un pied dans le burn-out…

La pleine conscience me permet d’être présente avec ma fille, dans le plus de moments possibles. De vivre avec elle des moments intenses et riches. C’est vraiment une pratqiue que j’aimerais lui transmettre.

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Et toi, tu connais la méditation de pleine conscience? Tu partages ton expérience avec nous? Tu as entendu que c’était trop chelou et cet article t’a fait changer d’avis 🙂 ?

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